LiveWhileWe'reYoung
#One - Destin

« 21 Septembre. 

Cher journal, me voilà encore une fois sur ce lit qui me connait si bien. Les recherches avancent mais je me sens de plus en plus faible. Ma force ne me permet même plus de me tenir débout et je le sens, je sombre petit à petit .. Cependant, je ne perd pas espoir, je ne veux pas perdre espoir. Si je dois mourir demain, que ça soit ainsi. Et si le destin me permet de vivre, alors j’en profiterais. Je profiterais et je rattraperais tout ce temps perdu, allongé sur ce lit d’hôpital. Les médecins vont et viennent, eux non plus ne perde pas espoir mais qui voudrait aider une jeune fille de 19 ans atteinte de la mucoviscidose ? Je ne peux rien faire mise à part attendre, les minutes passent, les heures passent, les jours passent et plus ça va, plus je me dis que seul un miracle pourrait arranger tout ça. »

#FlashBack de 3 jours.

- Mélina dépèche toi un peu ! Maman nous attend.

Harry criait depuis en bas, on devait aller faire un peu de shopping car il manquait d’habit. J’avais une atroce douleur dans la cage thoracique mais je ne dis rien, je préfèrais ne rien dire en espérant que ça passe. Plus j’avançais vers la porte et plus la douleur s’intensifiait, s’étais comme si on me poignardait, qu’on me plantait des milliers de couteaux. La douleur prit le dessus et je finis par m’effondrer sur le sol froid de ma chambre. Harry avait entendu le bruit de ma chute et sans attendre il s’était précipité vers moi. Ce n’étais pas la première fois qu’une chose pareil arrivait, je me suis souvent retrouvé ainsi, allongé au sol, inconsciente et à mon réveil je me trouve dans une salle blanche, branchée partout par des machines.

Notre mère pleure à chaque fois qu’une crise se produit, elle a peur et elle est inquiète, c’est normal. Harry, lui, a plutôt l’air anxieux, mais pourquoi ? Aurait-il d’autres problèmes qu’il ne veut pas en parler ? Mes pensées s’emballent. Et si mon frère me cachait quelque chose ? 

Chaque soir c’est la même chose, Harry ainsi que notre mère ne peuvent rester pour la nuit et je me retrouve donc seule. Ici le sommeil est dur à trouver, j’observe le ciel noir et les étoiles qu’on arrive a apercevoir depuis la fenêtre vitrée. Depuis ma chambre actuelle, je vois la grande ours, cette grande constellation en forme de casserole. C’est Harry, c’est lui que me l’a montré. Ce n’est peut-être qu’une constellation, après tout, ça ne nous appartient pas, mais pour moi elle signifie beaucoup. Mon amour, oui, mon amour pour mon frère. Notre complicité que nous seul pouvons comprendre. Cette étoile n’est peut-être rien, mais à mes yeux c’est une des rares choses qui me fait rêver et qui m’amène dans un monde où je suis libre, où je me sens bien. Naïve, c’est vrai, ma conscience a raison.

#Fin du FlashBack.

Ce matin, comme tout les matins, l’infirmière qui s’occupe de moi m’apporte mon déjeuné. Étant encore faible, les aliments dur n’étaient pas conseillé et je me limitais à un simple bol de lait.

Louis, mon meilleur ami, à lui aussi toujours été là pour moi. C’est généralement le premier à entrer dans ma chambre le matin. Ce grand garçon brun, toujours près à faire des siennes. Mais aujourd’hui pas de nouvelle. Harry l’a-t-il averti de mon hospitalisation ? Cette pensée me fait froid dans le dos.

Il doit être dans les environs de 10h et toujours personne. On est pas un jour de semaine, Harry ainsi que ma mère et Louis devraient être là. Où sont-ils ? Plus le temps passe et plus je m’inquiète, ce n’est pas dans leur habitude de me laisser seule et je dois avouer, je n’ai jamais été très fan des hôpitaux malgré que la plus grande partie de mon enfance a été ici.

Ne trouvant rien d’autre à faire que d’attendre, je fermais les yeux et me reposait. Mes pensées défilaient dans ma tête sans réellement s’attarder sur une seule. Le bruit de la porte me fit sortir de ma rêverie et à ma plus grande déception, ce n’étais que l’infirmière qui m’apportait mon repas de midi. L’absence de mes proches m’avaient coupé l’appétit et je secouais la tête, refusant de me nourrir car pour l’instant, la seule envie que j’avais était de voir mes proches arriver.

Tell me a lie.

~ Prologue

  La vie peut parraître longue, elle peut sembler nous aimer comme nous détester. On appelle ça le destin, mais avons-nous déjà notre avenir tracé ? Connaissons-nous à l’avance la cause de notre mort ? La réponse est non. Mais voudrions-nous réellement savoir à quelle date allons-nous mourir ? A vrai dire, je n’en sais rien.

  Dans le monde il n’y a qu’un tier qui peut prétendre connaître leur date de fin. Malheureusement, ils n’ont rien choisis. Ils sont allongés au fond d’un lit blanc. Leur seule occupation est de regarder par la fenêtre et de croire encore et encore qu’un jour ils trouveront une solution. Est-ce vraiment la raison pour laquelle nous sommes là ? Est-ce vraiment pour attraper des saloperies et mourir qu’après une dizaine d’année que nous sommes nés ?

  L’humain est fait pour vivre, profiter. On a besoin de ça, ce besoin de respirer à plein poumon, ce besoin de courir à en perdre le souffle, ce souffle si précieux. Pourrions-nous vivre sans pouvoir bouger, sans pouvoir respirer par nos propres moyens ? Pourrions-nous nous passer de tout ce qui se trouve à l’extérieur ? Que serait un monde sans saisons, sans pluie ni beau temps ? Rien. Le monde ne serait rien sans tout ça.

  J’ai toujours crus en un monde meilleur, un monde sans personne et où l’on vit une vie sans problème. Un monde de petite fille, un conte de fées. Et si tout ça était vrai ? Et si ce monde existait réellement ? Comme le pays des merveilles avec Alice ou encore le pays imaginaire dans Peter pan. Qui voudrait y aller ?

  Le monde est fait à présent de mensonges et de trahisons. La confiance est dure à accorder une seconde fois, surtout lorsque c’est notre entourage qui en est concerné. Cela facilite la vie de mentir ? Mais les blessures sont plus grave lorsque la vérité éclate.  Et si tout pouvait simplement devenir plus simple ?